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17/11/2013

Une société en crise morale, politique et économique !

 

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 lu dans l'humanité du 13 Novembre dernier

Gérard Aschieri "Une société en crise morale,

politique et économique"

Ancien dirigeant de la FSU, membre du Front de gauche, le syndicaliste Gérard Aschieri est également membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese). 

Comment caractériseriez-vous le climat politique actuel ?

Gérard Aschieri. Nous avons une société en crise sous toutes ses formes, morale, politique et économique, on sent qu’il y a beaucoup de désespoir et pas de solution collective qui apparaisse comme crédible, les gens se précipitent sur le local, sur des batailles à court terme, pas toujours justes d’ailleurs. On voit bien la perte de confiance totale dans la capacité du politique à faire bouger les choses. Le Front de gauche lui-même n’est pas parvenu à convaincre de la crédibilité de ce qu’il propose. Ce qui est très frappant, c’est le discours « on a tout essayé sauf l’extrême droite », symptomatique à la fois d’une perte de repères et d’une perte de crédibilité. Cela devrait tous nous interroger, car se contenter de dénoncer sans se poser la question de notre propre responsabilité, à gauche, c’est rater quelque chose.

Cette perte de repères, la voit-on à travers ces manifestations où patrons et salariés défilent ensemble, malgré des intérêts divergents ?

Gérard Aschieri. Ça peut paraître anormal, voire scandaleux, mais une fois que l’on a dit ça, on n’a rien dit… La question est : pourquoi, par exemple, la politique de rigueur se traduit par le refus de l’écotaxe en Bretagne ? Dans cette affaire, la taxe n’était pas exempte de critiques, c’est sûr, mais en faire l’alpha et l’omega de la bataille qui unit à la fois ceux qui sont responsables de la crise et ceux qui la subissent, ça interroge : pourquoi ce ne sont pas nos solutions qui rassemblent ?

La marche du 1er décembre n’est-elle pas un élément de réponse à cette question, sur laquelle l’ensemble du Front de gauche se retrouve ?

Gérard Aschieri. Certes, mais nous ne serons crédibles que lorsque nous nous poserons la question des alliances à construire pour rendre possibles les alternatives. Je ne prends pas part aux débats sur les alliances aux municipales, mais je trouve que c’est la caricature du débat qu’on devrait avoir et que nous n’avons pas.

Comment traiter cette question de l’élargissement des forces ?

Gérard Aschieri. Nous n’obtiendrons pas seuls les changements profonds que nous voulons, et il faut se poser la question des forces avec lesquelles on va le faire en dehors du Front de gauche dans ses contours actuels. Il faut penser en termes nouveaux cette question, au-delà même de l’alliance entre partis. Ce que j’ai trouvé intéressant dans les débuts du Front de gauche, c’est la possibilité pour des gens qui ne sont pas membres d’un parti d’être partie prenante de ce mouvement. C’est vrai que le débat électoral rend difficile pour ces gens-là la possibilité de trouver une place, cependant, j’ai le sentiment que ça se perd un peu, qu’on patine.

Entretien réalisé par Lionel Venturini

26/02/2013

Dans l'HD : 69% des Français pensent difficile de retrouver un emploi une fois au chômage

Dans l'HD: 69% des Français pensent difficile de retrouver un emploi une fois au chômage

Mots clés : L'Humanité Dimanche,
 
Documents à télécharger : Le rapport des salariés au travail -

Lorsque l'Humanité Dimanche a commandé cette enquête sur les Français, le travail et l'emploi auprès de l'institut Harris Interactive, nous souhaitions mesurer et comprendre leur rapport à ceux-ci. Depuis ce moment, un chômeur s'est immolé à Nantes, devant une agence Pôle emploi, et quelques jours après, un autre à Saint-Ouen, montrant d'une manière tragique l'importance que prend le travail pour ceux qui n'ont que lui pour vivre.

Et sur ce point, notre sondage est éclairant. 69% estiment que s'ils devaient perdre leur emploi, il serait difficile d'en retrouver un. Une crainte qui les conduit à être disposés à consentir de nombreux «efforts» pour conserver leur emploi. Preuve que l'intense bataille idéologique du patronat, sur fond de crise, marque des points. Pourtant, les Français sont lucides et ils savent parfaitement que la principale raison des licenciements reste la cupidité du patronat.

 

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