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25/01/2013

La boucle serait-elle bouclée ?

François Chérèque n'est plus à la tête de la CFDT : le voici nommé à l'inspection générale des affaires sociales (Igas).

Âgé de 56 ans,il affirme qu'il s' "ennuierait s'il fallait travailler que 35 heures par semaine" et prend en même temps la présidence de la fondation socialiste Terra Nova.

Laurence Laigo, son ex-bras droit,retrouve une place de conseillère au cabinet de Najat Vallaud-Belkacem,ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement.

Jacky Bontems,61 ans,son autre ex-bras droit,un des conseillers de François Hollande pendant la campagne présidentielle, intègre le commissariat général à la stratégie et à la prospective.

Autant dire que depuis que le PS est au pouvoir, la CFDT dispose de la meilleure cellule de reclassement qui soit !

Laurent Berger, successeur de François Chérèque risque d'avoir beaucoup de mal à
continuer de donner des leçons d'indépendance vis-à-vis du politique...

François Chérèque nommé à l'Igas par le 1er Ministre,devient ainsi le " Monsieur Pauvreté du Gouvernement " !

C'est sûr que vu les accords passés entre la CFDT et le Medef qui permettent à celui-ci de licencier toujours plus facilement, il fallait bien que quelqu'un prenne en charge toute la pauvreté que la situation va de plus en plus facilement générer !

Belle illustration du principe des vases communicants !!!

23/01/2013

La guerre à la finance n’a pas encore eu lieu (l'humanité du 21 Janvier 2013)

Il y a un an, le candidat François Hollande désignait « le monde de la finance » comme son « adversaire », lors d’un discours resté célèbre prononcé au Bourget. Un an plus tard, le bilan est des plus mitigés. Si quelques réformes ont été votées, des voix nombreuses à gauche l’enjoignent de mener plus loin le combat.

Le «long combat» promis par François Hollande contre « le monde de la finance » est-il toujours d’actualité ? Il y aura un an jour pour jour, demain, le candidat Hollande lançait sa campagne au Bourget (Seine-Saint-Denis), avec un discours qui restera dans les annales de l’élection présidentielle. Ou plutôt un passage de ce discours, désormais célèbre. « Mon véritable adversaire, déclarait, ce 22 janvier 2012, François Hollande, n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. » Et le candidat socialiste de promettre, devant 25 000 de ses partisans, de « l’affronter avec nos moyens et d’abord chez nous, sans faiblesse mais sans irréalisme ». Cette subite inflexion n’était certes pas gratuite : elle visait, tout à la fois, à prendre en compte la montée d’une gauche combative dans le sillage du Front de gauche et de son candidat, Jean-Luc Mélenchon (crédité pour la première fois de 9 % des voix le 26 janvier, par CSA), et à concrétiser la rupture revendiquée avec la politique sarkozyste.

Des résultats loin de l’ambition affichée

Un an plus tard, le bilan n’est pas nul. Loi bancaire, création de la Banque publique d’investissement, élargissement de l’assiette de l’impôt sur le revenu à certains revenus du capital sont à mettre au crédit de la nouvelle majorité. Mais le résultat est encore loin de l’ambition affichée au Bourget. Pis, cette dernière semble s’être évanouie, au profit d’autres priorités, comme la « compétitivité » de l’économie française et la réduction des déficits publics. Sur le volet fiscal, le gouvernement assume désormais une pause durable, comme l’a déclaré le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, sur France 2, face à Jean-Luc Mélenchon, le 7 janvier, assurant que la réforme fiscale était « faite ». Quant à la réorientation de l’Europe, elle a tout bonnement disparu des chantiers de l’année qui commence dans les vœux du président aux Français, le 31 décembre.

Autant de revirements inquiétants mais qui ne constituent pas vraiment des surprises, au regard des orientations développées durant sa campagne par François Hollande. Ainsi, en février 2012, le candidat s’employait déjà à rassurer la place financière londonienne, la City, affirmant au Guardian qu’elle n’avait « rien à craindre de son action pour réguler davantage le monde financier ».

Aujourd’hui, le dilemme reste entier : affronter la finance ou composer avec elle ? Face à ce qui est perçu comme un renoncement du pouvoir, des voix s’élèvent à gauche pour renouer avec l’esprit du Bourget. La sénatrice PS Laurence Rossignol a ainsi critiqué une réforme bancaire qui n’est « pas à la hauteur des mots » et plaidé pour « transformer les règles dans la durée ». D’autres, à l’instar d’une quinzaine de députés PS, réclament une « révolution fiscale redistributive ». Et pour le Front de gauche, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a donné le ton, lors de ses vœux, le 14 janvier : « Il n’est pas question pour nous d’enfiler les habits du renoncement. Pour sortir le pays de la crise, nous croyons plus que jamais nécessaire et possible de rompre avec les logiques de la finance. »

Sébastien Crépel (l'humanité du 21 Janvier 2013)

21/01/2013

assises pour l'écosocialisme en Languedoc-Roussillon le 26 janvier à Clermont l'Hérault

les assises pour l'écosocialisme en Languedoc Roussillon

le 26 Janvier à Clermont l'Hérault 

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