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23/01/2013

La guerre à la finance n’a pas encore eu lieu (l'humanité du 21 Janvier 2013)

Il y a un an, le candidat François Hollande désignait « le monde de la finance » comme son « adversaire », lors d’un discours resté célèbre prononcé au Bourget. Un an plus tard, le bilan est des plus mitigés. Si quelques réformes ont été votées, des voix nombreuses à gauche l’enjoignent de mener plus loin le combat.

Le «long combat» promis par François Hollande contre « le monde de la finance » est-il toujours d’actualité ? Il y aura un an jour pour jour, demain, le candidat Hollande lançait sa campagne au Bourget (Seine-Saint-Denis), avec un discours qui restera dans les annales de l’élection présidentielle. Ou plutôt un passage de ce discours, désormais célèbre. « Mon véritable adversaire, déclarait, ce 22 janvier 2012, François Hollande, n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. » Et le candidat socialiste de promettre, devant 25 000 de ses partisans, de « l’affronter avec nos moyens et d’abord chez nous, sans faiblesse mais sans irréalisme ». Cette subite inflexion n’était certes pas gratuite : elle visait, tout à la fois, à prendre en compte la montée d’une gauche combative dans le sillage du Front de gauche et de son candidat, Jean-Luc Mélenchon (crédité pour la première fois de 9 % des voix le 26 janvier, par CSA), et à concrétiser la rupture revendiquée avec la politique sarkozyste.

Des résultats loin de l’ambition affichée

Un an plus tard, le bilan n’est pas nul. Loi bancaire, création de la Banque publique d’investissement, élargissement de l’assiette de l’impôt sur le revenu à certains revenus du capital sont à mettre au crédit de la nouvelle majorité. Mais le résultat est encore loin de l’ambition affichée au Bourget. Pis, cette dernière semble s’être évanouie, au profit d’autres priorités, comme la « compétitivité » de l’économie française et la réduction des déficits publics. Sur le volet fiscal, le gouvernement assume désormais une pause durable, comme l’a déclaré le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, sur France 2, face à Jean-Luc Mélenchon, le 7 janvier, assurant que la réforme fiscale était « faite ». Quant à la réorientation de l’Europe, elle a tout bonnement disparu des chantiers de l’année qui commence dans les vœux du président aux Français, le 31 décembre.

Autant de revirements inquiétants mais qui ne constituent pas vraiment des surprises, au regard des orientations développées durant sa campagne par François Hollande. Ainsi, en février 2012, le candidat s’employait déjà à rassurer la place financière londonienne, la City, affirmant au Guardian qu’elle n’avait « rien à craindre de son action pour réguler davantage le monde financier ».

Aujourd’hui, le dilemme reste entier : affronter la finance ou composer avec elle ? Face à ce qui est perçu comme un renoncement du pouvoir, des voix s’élèvent à gauche pour renouer avec l’esprit du Bourget. La sénatrice PS Laurence Rossignol a ainsi critiqué une réforme bancaire qui n’est « pas à la hauteur des mots » et plaidé pour « transformer les règles dans la durée ». D’autres, à l’instar d’une quinzaine de députés PS, réclament une « révolution fiscale redistributive ». Et pour le Front de gauche, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a donné le ton, lors de ses vœux, le 14 janvier : « Il n’est pas question pour nous d’enfiler les habits du renoncement. Pour sortir le pays de la crise, nous croyons plus que jamais nécessaire et possible de rompre avec les logiques de la finance. »

Sébastien Crépel (l'humanité du 21 Janvier 2013)

06/11/2012

les cerises du rapport Gallois !


Voici un numéro spécial de Cerises,

 à la suite de la publication du rapport Gallois.

cliquez sur 20121105 cerisesspecial.pdf

 UN PARFUM DE GUERRE SOCIALE

 

29/10/2012

la revue de presse du débat sur le traité européen : à vos commentaires !

 Lu dans l'Hérault du Jour Sète Bassin de Thau du 27/10

pour lire cliquez sur l'article

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Lu sur le site du Député Sébastien Denaja

Traité européen : réunion avec le Front de Gauche de Sète

front de gauche,comité citoyen de sete,denaja,andralContradictoire organisé par le Front de Gauche à Sète sur le traité budgétaire européen.

De nombreux citoyens étaient présents. Venus exprimer leurs inquiétudes en soulignant le risque, selon eux, de perte de souveraineté budgétaire du Parlement Français, ils m’ont également interrogé sur les raisons ayant conduit le Gouvernement à ne pas organiser de référendum.

J’ai essayé, autant que possible, d’apaiser leurs craintes et de préciser la position du Gouvernement de manière concise.

Car si ce traité n’est, effectivement, pas une fin en soi, il est indéniablement un outil utile pour gouverner la zone euro, tout en assouplissant les politiques de maîtrise des finances publiques… loin du carcan souvent dépeint!

J’ai également souligné que le traité européen ne devait pas être dissocié du Pacte de croissance préalablement conclu en marge du Conseil Européen de Juin 2012, lequel intègre les notions indispensables de développement social, de lutte contre le chômage et d’intégration économique accrue et solidaire.

Le pacte de croissance comporte en effet trois avancées :
- Il permet enfin de tracer la route vers l’union bancaire et économique;
- Il prévoit l’instauration d’une taxe sur les transactions financières. Certains en parlaient depuis vingt ans, François Hollande l’a fait. C’est un acquis concret, majeur et unique sur la scène mondiale;
- Il permet la reprise illimitée des dettes d’État par la banque centrale européenne.

Enfin, j’ai rappelé que ce traité – tant décrié - nous évite deux dangers majeurs :
- Le premier, c’est la désintégration de l’euro… et donc de toutes nos économies
- Le second, c’est l’explosion des dettes souveraines, véritables servitudes des peuples

 J’ai conclu mon intervention sur la nécessité d’une fédération d’États-nations, d’une intégration plus solidaire entre nos pays, valeur commune de la Gauche. Si je n’ai pas – loin de là! – la prétention d’affirmer que mon intervention changera les points de vue qui s’y sont exprimés, je pense avoir fait œuvre de pédagogie !

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