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30/04/2013

Sète : Mobilisation contre l'austérité ! "fête de la 6ème République"

Sète

le 5 Mai sur la place Aristide Briand

à partir de 11 h

venez avec votre panier,

vos chansons,  et vos drapeaux

 

5mai,6° république,front de gauche sète

le Comité appelle à une solidarité financière 

"permettre à une délégation sétoise

de participer à la marche de Paris"

>>> soyez généreux <<<

Commentaires

L'union de la gauche…quelle gauche?
En 1975, Etienne FAJEON dirigeant du Parti Communiste Français écrit un livre intitulé « l'union est un combat » (textes et documents de Maurice THOREZ, Waldeck ROCHET, Georges MARCHAIS), l'objectif est un programme de gouvernement avec le Parti Socialiste Français issu des congrès d'Issy-les-Moulineaux en juillet 1969 qui a fédéré la SFIO, l'UCRG et l'UGCS et celui d'Epinay en 1971 agrégeant le CIR et une partie du courant chrétien. Le Parti Socialiste en faisant de l'unité de la gauche son axe politique central, détermine sa ligne politique par un affaiblissement à brève échéance du Parti Communiste Français. De leur côté, les communistes Français ont tranché, abandon de la dictature du prolétariat, mise en cause du centralisme démocratique et arriver au pouvoir par le suffrage universel.
En 2007, Paul QUILES et Marie-Noëlle LIENEMAN dans un article du journal « Le Monde » (26.09.2007) intitulé « l'unité est un combat » déclarent :
« L'unité de la gauche est certainement la clé de son renouveau, à condition de redéfinir un cadre idéologique et, en tout cas, un corpus de valeurs et un projet politique et culturel commun. L'exigence d'unité doit aller de pair avec l'affirmation forte et sans complexe de l'identité contemporaine de la gauche, qui ne peut se réduire à quelques généralités ou formules creuses. Elle suppose une vision critique du modèle capitaliste financier transnational dominant, la promotion d'une société laïque, émancipatrice pour chaque homme et chaque femme, le combat pour la liberté, l'égalité et la fraternité sur tous les champs de la vie sociale, l'affirmation d'un internationalisme solidaire et respectueux de la planète, alternatif à la mondialisation néolibérale. » et poursuivent :
« Compte tenu du rapport de forces à gauche, c'est le candidat ou la candidate du PS qui apparaît comme le ou la seul(e) capable d'être élu(e) et qui fixe donc l'axe central des propositions de la gauche. Or, si des forces nombreuses -qui plus est, divisées- subsistent sur la gauche de ce parti, la désignation, les choix internes, les arbitrages stratégiques ne peuvent traduire correctement les attentes du peuple de gauche. Une fois ceux -ci établis, la « gauche non socialiste » a peu de prise pour les modifier et peser ! Au-delà des élections, ce même mécanisme s'observe lorsque la gauche gouverne. C'est ainsi que les incompréhensions n'ont cessé de croître, entraînant même une certaine vulnérabilité des couches populaires aux thèses du FN. »
Ces deux positions Etienne FAJEON, Paul QUILES, Marie Noëlle LIENEMAN à 32 ans d'écart sont une synthèse de notre vie actuelle entre les espoirs communistes et les réalités du pouvoir socialiste. La pensée socialiste se résume dans une logique du pouvoir à n'importe quel prix même en renforçant le Front National.
Heureusement, que la gauche non-socialiste a su se rassembler pour ouvrir un autre chemin grâce à son programme partagé « l'humain d'abord » modifiant la thèse qu'elle a peu de prise pour modifier et peser sur les décisions contraires aux intérêts des citoyens. C'est la richesse de la « Révolution Citoyenne » de vouloir écrire un nouveau scénario dans un système à la dérive qui bafoue non seulement « La République » mais qui enfonce des millions de personnes dans la misère.
En mars 2013, j'avais écrit « Notre pays est confronté à la plus grande crise économique et sociale depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Nos craintes étaient fondées et le pire reste malheureusement à venir, notre pays est en danger, notre démocratie est menacée, nos institutions désuètes ».
Oui, notre démocratie est en danger, elle a besoin non pas d'un nouveau souffle mais d'une nouvelle République comme plus de 120 000 personnes l'ont réclamé à la Bastille en mars 2012 et 180 000 en 2013 et 4 millions d'électeurs de Jean-Luc Mélenchon, la France est au bord du gouffre institutionnel, seuls François HOLLANDE et son gouvernement feignent de l'ignorer mais la situation est très grave et notre pays sait, quand il le faut, se mobiliser pour mettre fin à la gabegie et à la trahison.
Dans ces circonstances, l'union de la gauche ne peut se faire qu'autour du Front de Gauche aussi bien au niveau national qu'au niveau local, ainsi une page de l'histoire est tournée, la social-démocratie attachée aux privilèges capitalistes est démasquée et ne mérite que dédain. Notre France, issue de la Révolution de 1789, des Héros de 1830 et 1848, des Communards et du Front Populaire, reconstruite sur la base du programme du Conseil National de la Résistance n'a actuellement qu'un seul héritier : le Front de Gauche.

Écrit par : henri | 07/05/2013

Globalement d'accord avec Henri. Mais ce que je veux retenir,car c'est l'urgence,c'est que la démarche Front de Gauche est la seule porteuse d'espoir mais en faisant tout pour qu'elle débouche toujours plus vers une ouverture qui permette au peuple réuni de prendre en mains ses affaires...Soyons de plus en plus nombreux à investir les comités citoyens quel que soit notre engagement et après ce 5mai qui fut une très grande étape nous devrions tous être requinqués !!!

Écrit par : C.Cadena | 07/05/2013

Henri pose à travers son propos, les bases d'un débat qui mérite d'être approfondi, car à mon avis au-delà de l'Union de la Gauche il interroge sur les contours d'un rassemblement plus large, nécessaire à la conquête de celles et ceux qui se reconnaissent dans des VALEURS DE GAUCHE, mais appellent en même temps à redéfinir le concept de gauche.
Le Front de Gauche pour moi, répond pour moi à cette recherche et ensemble nous devons effectivement travailler à comment faire vivre la dimension citoyenne indispensable à la crédibilité de la possibilité de la Démocratie et d'une VIème République.
Les prochains jours et les prochains mois vont nous mettre devant cette épreuve. Alors courage !

Écrit par : Jacques Blin | 07/05/2013

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